Surveillance des frontières grâce aux technologies de pointe

À l’heure où la mobilité mondiale et les tensions géopolitiques exigent une application rigoureuse des lois et de la sécurité, la surveillance des frontières a évolué, passant des patrouilles traditionnelles à des systèmes sophistiqués s’appuyant sur les technologies numériques. Ce blog explore comment les autorités peuvent tirer parti des drones hybrides à longue portée et du suivi par réseau mobile pour surveiller et sécuriser efficacement les frontières et les zones réglementées. En combinant le renseignement aérien en temps réel et la détection passive des dispositifs, ces méthodes offrent une approche globale de la détection des mouvements non autorisés. Nous aborderons également la manière dont un partenariat avec Hacom Technologies peut permettre de personnaliser ces solutions afin de répondre aux besoins réglementaires et opérationnels locaux.

Drones hybrides à longue portée : des yeux dans le ciel pour une surveillance étendue

Les drones hybrides longue portée représentent une avancée majeure dans le domaine des véhicules aériens sans pilote (UAV), combinant moteurs à essence pour l’autonomie et moteurs électriques pour l’efficacité et le fonctionnement silencieux. Ces drones peuvent voler jusqu’à 200 km de leur station de base tout en maintenant une autonomie de plus de 8 heures, surpassant largement les modèles fonctionnant uniquement sur batterie. Équipés de caméras haute résolution, d’imagerie thermique et d’un système de détection d’objets par intelligence artificielle, ils transmettent des flux vidéo en temps réel aux contrôleurs au sol via des liaisons de données sécurisées et longue portée (jusqu’à 200 km en visibilité directe, voire plus avec des relais).

En matière de sécurité des frontières, ces drones patrouillent de vastes zones reculées de manière autonome ou semi-autonome, identifiant les activités suspectes telles que les passages illégaux ou la contrebande. Par exemple, ils peuvent survoler de hautes altitudes (jusqu’à 5 000 m) pour éviter d’être détectés tout en diffusant des flux vidéo 4K, permettant ainsi aux opérateurs de zoomer sur les cibles et de transmettre les coordonnées aux équipes au sol. Leurs systèmes d’alimentation hybrides garantissent leur fiabilité dans des environnements difficiles, comme les déserts ou les zones frontalières montagneuses, où la recharge est impossible.

Cette capacité permet de faire respecter les lois en fournissant des preuves irréfutables des interventions, réduisant ainsi le besoin d’une présence humaine constante et minimisant les risques pour le personnel.

Suivi des réseaux mobiles : détection des mouvements grâce à des signaux invisibles

Même lorsque les téléphones mobiles ne peuvent pas se connecter à un réseau, par exemple dans les zones frontalières reculées ou lorsque l’itinérance est désactivée, ils restent « visibles » pour l’infrastructure mobile. Les téléphones recherchent constamment les réseaux disponibles en envoyant des requêtes de sondage et des tentatives d’enregistrement, détectées par les stations de base (eNodeB en LTE/5G) et transmises à l’entité de gestion de la mobilité (MME) du réseau central. La MME suit ces signaux grâce à des identifiants temporaires (par exemple, GUTI) ou à l’IMSI s’ils sont captés, ce qui permet aux opérateurs de les compter et d’estimer leur localisation par triangulation des antennes-relais (précision de 100 à 300 mètres en zone rurale).

Cette détection passive fonctionne car les téléphones en veille effectuent des sélections/resélections de cellule pour trouver le signal le plus fort, émettant des impulsions radio qui révèlent leur présence sans connexion complète. Les autorités peuvent déployer des systèmes de surveillance comme les intercepteurs IMSI ou collaborer avec les opérateurs de réseaux mobiles pour cartographier la densité et les déplacements des appareils. Bien que l’identification du propriétaire ne soit pas possible sans mandat, le nombre important d’appareils signale une activité humaine ; par exemple, un regroupement soudain dans une zone réglementée indique des franchissements de frontière potentiels. Cela permet de faire respecter les lois de sécurité en alertant les patrouilles en cas d’anomalies, même pour les téléphones jetables ou ceux en mode avion (bien que le mode avion désactive les ondes radio, la plupart des utilisateurs le laissent désactivé).

Combinaison de drones et de suivi mobile : une approche synergique pour la surveillance des frontières

La véritable puissance de la surveillance des frontières réside dans l’intégration de drones hybrides à longue portée et du suivi par réseau mobile. Les drones assurent la confirmation visuelle et le suivi en temps réel, tandis que les données du réseau permettent une détection passive et étendue des mouvements avant tout contact visuel. Par exemple, si les données MME révèlent une concentration inhabituelle de téléphones (plus de 50 appareils dans une zone désertique de 1 km²), les autorités peuvent déployer un drone qui survole la zone jusqu’à 100 km, la laisse stationner pendant 8 heures et transmet des flux vidéo permettant d’identifier les groupes ou les véhicules.

Cette combinaison excelle dans le suivi transfrontalier : les signaux réseau révèlent les itinéraires de migration (par exemple, grâce au comptage des appareils le long des routes), déclenchant le déploiement de drones pour une reconnaissance détaillée. L’IA embarquée sur les drones peut corréler les vidéos avec les données de signal, estimer la taille des groupes ou repérer les individus dissimulés. Dans les zones réglementées, la surveillance continue par drones, combinée à la cartographie des signaux, permet de faire respecter la loi en autorisant des interventions rapides, la collecte de preuves pour les poursuites judiciaires, et même une dissuasion non létale (par exemple, des avertissements sonores). Ce système hybride minimise les faux positifs et respecte la vie privée grâce à un suivi agrégé (et non individuel).

Comportement lié au téléphone portable : ce qui peut être « vu »

  • Pourquoi les téléphones continuent-ils à « rechercher des réseaux » ? 

La norme 3GPP définit le comportement de sélection du PLMN en mode veille, notamment la sélection du PLMN, la recherche de PLMN prioritaires et la recherche en arrière-plan, et prend explicitement en compte des conditions telles que la perte de couverture radio et la récupération. C’est pourquoi les appareils proches des frontières peuvent basculer entre le réseau d’origine et les réseaux visités, et pourquoi les conditions d’itinérance peuvent entraîner des cycles répétés de « tentative/enregistrement/échec » en zone de couverture marginale.

  • Lorsque le réseau central peut « voir » un appareil 

En LTE/EPC, lorsqu’un UE peut procéder à l’attachement, il initie la procédure d’attachement en envoyant une requête d’attachement qui peut inclure des informations d’identification (par exemple, IMSI ou ancien GUTI) ainsi que le contexte de mobilité (par exemple, le dernier TAI visité s’il est disponible).

  • Limitation critique : si un portable est éteint, en mode avion strict, blindé ou véritablement hors de portée radio, il ne générera pas de signalisation visible sur le réseau.

Granularité de localisation et « comptage » : qu’est-ce qui est réaliste ?

  • La granularité est généralement « basée sur la zone », sauf si l’appareil est actif. En LTE/EPC, le réseau utilise un concept de liste de zones de suivi : lors de l’enregistrement de l’UE, le MME alloue une liste d’identités de zone de suivi (TAI) afin de réduire la fréquence des mises à jour en centrant la liste sur l’emplacement de l’UE.
  • Compter les appareils n’est pas la même chose que compter les personnes. Les événements principaux peuvent prendre en charge l’analyse au niveau de l’appareil (par exemple, les anomalies de mise à l’échelle, les pics de tentatives de connexion/d’enregistrement, les modèles d’échec d’itinérance), mais ne donnent pas, à eux seuls, un « nombre de personnes » fiable, car (a) les personnes peuvent transporter plusieurs appareils et (b) un seul appareil peut générer plusieurs événements de signalisation lors de nouvelles tentatives ou de cas limites de mobilité.

Flux de travail opérationnel : détecter → vérifier → suivre → répondre

Un programme réaliste à deux capteurs réussit en considérant le réseau mobile comme une couche d’alerte précoce et de priorisation, et les drones comme la couche de vérification et de suivi continu.

  • Détecter

La détection peut débuter par la présence anormale de signaux de présence d’appareils à proximité d’une frontière ou d’une zone restreinte (par exemple, une augmentation soudaine des tentatives de déplacement ou d’enregistrement, ou des variations de la présence globale d’appareils dans les zones de suivi). Ce processus repose sur la disponibilité légale des données du réseau et devrait privilégier, dans la mesure du possible, les indicateurs agrégés.

  • Vérifier

La vérification est l’étape qui empêche le programme de dégénérer en faux positifs : la vidéo EO/IR du drone confirme si une alerte correspond à des personnes/véhicules/animaux et si le mouvement est cohérent avec une préoccupation politique.

  • Suivre

Le suivi est fondamentalement un problème de transfert : les drones effectuent un suivi continu tant qu’il existe un contact visuel ; les contraintes d’endurance impliquent la nécessité de critères définis pour le transfert (à un autre drone, à une patrouille au sol ou à une surveillance exclusivement réseau).

  • Répondre

Les interventions doivent être acheminées selon les structures de commandement légitimes : – Les décisions relatives à l’envoi des secours doivent être documentées et auditées. – L’escalade doit nécessiter un seuil d’autorisation plus élevé et un fondement juridique explicite.

Les données de localisation sont des données personnelles hautement réglementées.

Dans le cadre de l’UE, les données de localisation sont explicitement considérées comme un identifiant au sein de la définition des données personnelles, et le profilage peut inclure l’analyse de la « localisation ou des déplacements » d’une personne. Par ailleurs, la directive ePrivacy encadre le traitement des « données de localisation autres que les données de trafic », exigeant généralement leur anonymisation ou le consentement de leur auteur et limitant leur traitement à ce qui est nécessaire pour le service à valeur ajoutée.

Le Comité européen de la protection des données souligne la préférence pour les données de localisation anonymisées et rappelle que les données de localisation détenues par les fournisseurs de communications électroniques sont traitées dans le cadre des contraintes du règlement ePrivacy/RGPD (Règlement Général sur la Protection des Données) et ne peuvent généralement être transmises aux autorités que si elles sont anonymisées (ou dans des conditions juridiques strictement définies).

La « rétention massive » et la collecte indiscriminée risquent d’entraîner une nullité juridique.

La jurisprudence européenne et les communications des juridictions y afférentes ont maintes fois souligné que la conservation et la transmission générales et indiscriminées des données de trafic et de géolocalisation sont incompatibles avec le droit de l’Union européenne, tout en admettant des exceptions limitées et temporaires assorties de garanties strictes (par exemple, menaces sérieuses, conservation ciblée, contrôle effectif). Aux États-Unis, la Cour suprême a jugé que l’acquisition par le gouvernement de certains enregistrements historiques de géolocalisation des antennes-relais constitue une perquisition au sens du Quatrième Amendement, soulignant ainsi que les ensembles de données de géolocalisation des réseaux sont souvent considérés comme constitutionnellement sensibles.

Partenariat avec Hacom Technologies : des solutions sur mesure pour les besoins locaux

Les autorités souhaitant mettre en œuvre ces systèmes de surveillance avancés peuvent s’associer à Hacom Technologies, leader des solutions de sécurité intégrées. Hacom adapte ses déploiements aux réglementations locales, garantissant ainsi la conformité aux lois sur la protection de la vie privée – notamment les normes de protection des données – grâce à l’intégration de drones hybrides et d’API sécurisées des opérateurs de réseaux mobiles pour le suivi des signaux. Ses experts prennent en charge l’installation, la formation et la maintenance, et s’adaptent à tous les terrains, des déserts côtiers aux frontières montagneuses. Qu’il s’agisse de sécurité nationale, de lutte contre la contrebande ou de surveillance humanitaire, Hacom se positionne comme un partenaire fiable, fournissant des solutions évolutives et éthiques qui renforcent l’application de la loi dans le respect de la souveraineté nationale. Contactez Hacom dès aujourd’hui pour découvrir comment nous pouvons sécuriser efficacement vos frontières.